Poésie sous plastique


400PPM










Les bêtes bougent
Leur peau transpire et leurs yeux brûlent
L’esprit de son dernier léopard nuageux flotte sur Taïwan
Nous envelopperont avec douceur la nuit presque tombée
Et les fumées transparentes
Et les gaz
Et les sables
  Et les sonars mugissant aux oreilles des poulpes
Plus de voix autre que la plainte
Sa futilité dans l'océan stérile
Sa scansion au gong des forages
Plus de sommeil sans la combustion de nos chairs
Trop tard est impensable
Trop tard est incertain
L’abeille connaissait la direction des vents
Elle fredonnait pour elle seule
Trop tard est muet
Le temps ne compte pas



400PPM



11 Mai 2013